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Lire les cotes au soccer : trois issues, une seule marge
Un match de soccer a une caractéristique que la plupart des sports nord-américains n'ont pas : le nul est un résultat normal. Cela change la façon dont on présente les cotes, et cela déroute les nouveaux venus qui ont appris les paris avec le hockey ou le basketball en tête. Cette page explique les nombres affichés à côté d'un match, avec des chiffres inventés, et montre comment les transformer en probabilités. Elle ne recommande ni pari ni opérateur. Le jeu est réservé aux adultes et doit rester un loisir.
Trois issues
Le marché habituel d'un match de ligue couvre la victoire locale, le nul et la victoire visiteuse. Dans le raccourci qu'emploient beaucoup de sites, on les appelle un, X et deux. Chacune porte un prix. Comme les trois issues couvrent toutes les possibilités du temps de jeu réglementaire, leurs probabilités devraient totaliser cent pour cent, et ce fait est la clé pour lire le marché.
La plupart des opérateurs fixent ce marché sur le résultat après quatre-vingt-dix minutes plus les arrêts de jeu, sans compter la prolongation ni les tirs au but. Dans une rencontre de coupe qui va en prolongation, un pari sur le marché à trois issues est réglé sur les quatre-vingt-dix premières minutes : une équipe qui gagne aux tirs au but reste donc un nul pour ce pari. Lisez toujours les règles du marché précis avant de miser quoi que ce soit.
Cotes décimales, fractionnaires et américaines
Les cotes décimales, le format le plus répandu au Canada et dans une grande partie de l'Europe, montrent le retour total par unité misée. Une cote de 2,50 signifie qu'une mise d'un dollar rapporte deux dollars cinquante au total, un profit d'un dollar cinquante. Les cotes fractionnaires, familières au Royaume-Uni, montrent le profit par rapport à la mise : trois contre deux rapporte trois dollars de profit pour deux dollars misés. Les cotes américaines utilisent un signe plus ou moins : plus 150 rapporte cent cinquante pour une mise de cent, moins 150 exige une mise de cent cinquante pour un profit de cent.
Les conversions sont simples. Une fraction de trois sur deux égale 2,50 en décimal, car trois divisé par deux donne 1,50 auquel on ajoute la mise. Plus 150 égale aussi 2,50. Une fois qu'on sait passer de l'un à l'autre, un prix dans n'importe quel format devient comparable à tout autre.
D'un prix à une probabilité
La probabilité implicite est un divisé par la cote décimale. Une cote de 2,00 suppose cinquante pour cent, une cote de 4,00 suppose vingt-cinq pour cent, et une cote de 1,25 suppose quatre-vingts pour cent. C'est la probabilité que le prix présuppose, pas la vraie chance, que personne ne peut mesurer exactement.
Supposons qu'un match soit coté à 2,10 pour la victoire locale, 3,40 pour le nul et 3,50 pour la victoire visiteuse. Les probabilités implicites sont de 47,6 pour cent, 29,4 pour cent et 28,6 pour cent. Ce sont des chiffres inventés, pour illustrer. Remarquez qu'ils ne totalisent pas cent pour cent, et cet écart est le sujet suivant.
Où se cache la marge
Additionnez les trois probabilités de l'exemple : 47,6 plus 29,4 plus 28,6 donnent 105,6 pour cent. Les 5,6 points au-dessus de cent sont la marge de l'opérateur, parfois appelée surcote. C'est la commission intégrée aux prix, qui garantit que, sur l'ensemble de l'argent misé, il se verse moins que ce qui est encaissé.
Une marge de cinq ou six points sur un marché à trois issues n'a rien d'inhabituel, et elle s'applique à chaque pari. Sur une saison, elle prélève une part régulière des mises du parieur. C'est pourquoi le parieur moyen perd, et pourquoi comparer un seul prix entre deux opérateurs apprend peu : seule la somme sur toutes les issues révèle le coût.
Les autres marchés en bref
Au-delà du résultat, les opérateurs proposent les totaux, qui sont des paris sur le nombre de buts au-dessus ou en dessous d'une ligne comme deux buts et demi, et les handicaps, qui accordent à une équipe une avance ou un retard de départ. Les deux sont affichés avec une marge. La double chance couvre deux des trois résultats à la fois, par exemple victoire locale ou nul, et porte un prix plus bas parce qu'elle est plus probable.
Certains marchés, comme le premier buteur ou le score exact, portent des marges plus grandes que le résultat principal, parce que le nombre d'issues possibles est élevé et que l'opérateur peut se protéger davantage. Plus un pari est exotique, plus il est difficile pour un amateur de juger si le prix est juste.
Les prix bougent
Les cotes changent avant un match à mesure que l'argent arrive, que des nouvelles sur les blessures ou les alignements tombent et que l'opérateur ajuste ses livres. Un mouvement de quelques points de probabilité implicite peut refléter de l'information qu'un amateur n'a pas. Cela est expliqué plus en détail dans la page sur la prévision, qui met aussi en garde contre la confusion entre un prix et une prédiction.
Les cotes ne sont d'ailleurs qu'une donnée parmi d'autres. Des modèles fondés sur la qualité des tirs, comme ceux décrits dans la page sur les buts attendus, peuvent contredire le marché, et aucun des deux n'a forcément raison. Un match peut toujours basculer sur un seul moment.
Garder le contrôle
Savoir lire les cotes n'enlève pas le risque. Fixez un budget avant la saison, considérez-le comme dépensé, ne courez jamais après vos pertes et faites des pauses. Si vous vivez au Canada, les règles, l'âge minimal et les opérateurs autorisés varient selon la province, un sujet couvert dans la page sur parier sur le soccer au Canada. La page sur le jeu responsable des supporters énumère des habitudes pratiques.
L'explication des formats de cotes suit la notice de l'encyclopédie en ligne sur les cotes, qui décrit aussi la marge de l'opérateur. Tous les chiffres de cette page sont inventés. Le jeu est réservé aux adultes.
Questions fréquentes
Pourquoi un match de soccer affiche-t-il trois prix ?
Parce que le nul est un résultat courant. Le marché habituel couvre la victoire locale, le nul et la victoire visiteuse, et les trois probabilités forment ensemble le tout.
Que veut dire une cote décimale de 2,00 ?
Une mise d'un dollar rapporte deux dollars au total, dont un est la mise. Elle suppose une probabilité de cinquante pour cent.
Une cote plus longue est-elle une meilleure affaire ?
Pas en soi. Une cote longue reflète une issue moins probable. La valeur dépend de la chance réelle par rapport au prix, que personne ne connaît avec certitude.